15% de la population est analphabète à Béjaïa

645

Les programmes et la stratégie de lutte contre l’analphabétisme se sont avérés payants. A Béjaïa, le taux d’analphabètes s’établit à 15% soit à cinq points du taux national de 10%, qui a connu lui aussi une évolution de près de trois points par rapport à l’an dernier.
Le taux d’analphabétisme en Algérie est passé de 12, 33% en 2016 à 10% en 2017, a indiqué l’Association algérienne d’alphabétisation «Iqraa». 10% de la population algérienne restent analphabètes. Les résultats obtenus dans le domaine de l’alphabétisation, même s’ils ne sont pas à la hauteur des attentes, continuent à évoluer positivement, gagnant chaque année des points.
L’année dernière, le taux d’alphabétisation s’établissait à 12, 33%, soit une baisse de plus de deux points. La Journée arabe de l’alphabétisation, coïncidant avec la date du 8 janvier de chaque année, a été une occasion pour connaître l’évolution de la situation dans le domaine de la lutte contre l’analphabétisme et surtout les résultats obtenus à travers les différents programmes et la stratégie adoptés par le gouvernement. Même s’ils n’ont pas permis d’atteindre les objectifs escomptés, il reste que l’amélioration du niveau d’instruction des Algériens évolue doucement.
Si l’on se réfère aux chiffres fournis par l’association «Iqraa», le pays compte aujourd’hui 10% d’analphabètes, soit un peu plus de 4 millions d’Algériennes et d’Algériens qui ne savent ni lire ni écrire. L’Algérie a fourni de gros efforts dans le domaine de l’alphabétisation. Célébrée par le bureau de wilaya de l’Union nationale des femmes algériennes (Unfa) en présence de Noria Hafsi, présidente de l’Unfa et des autorités locales, à leur tête le wali de Béjaïa, la célébration de la Journée arabe d’alphabétisation nous a permis de connaître un peu ce qui se fait dans la région de Béjaïa, où l’alphabétisation n’est pas considérée seulement comme un apprentissage des préceptes de l’islam, comme cela est en vogue un peu partout, mais beaucoup plus la maîtrise des langues (français, arabe et tamazight) et des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Sachant qu’un analphabète est celui qui ne sait ni lire ni écrire et encore moins calculer, les actions des pouvoirs publics et les organismes qui en font le suivi s’appliquent au développement et à l’amélioration des aspects suivants: la protection et l’éducation des enfants et des adultes, notamment les plus vulnérables et défavorisés, la possibilité de l’accès équitable des jeunes et des adultes à des programmes adéquats ayant pour objet l’acquisition de connaissances ainsi que de compétences nécessaires dans la vie courante. Ce à quoi s’attelle l’Unfa de Béjaïa et ses adhérentes. Nouria Hafsi, secrétaire générale de l’Unfa, a rendu hommage aux femmes de Béjaïa qui «resteront un exemple pour les efforts consentis dans l’éradication de ce fléau qui freine le développement national». En visitant les différents stands d’exposition du savoir-faire féminin mais également des salles de cours dont dispose le bureau de la wilaya de Béjaïa, la secrétaire générale de l’Unfa s’est montrée satisfaite. Kheïra Yahiaoui, présidente du bureau de l’Unfa de la wilaya de Béjaïa, était tout aussi satisfaite, d’un parcours qui n’aurait jamais eu de raison d’exister sans l’aide des uns et des autres.
L’annexe de l’Office national d’alphabétisation de la wilaya de Béjaïa, qui a recensé en 2007 quelque 31% d’analphabètes, a réussi le pari de ramener ce taux à 15% cette année.