17 milliards de Dinars pour le nouveau pôle urbain de Oued-Ghir

1171

La visite de deux jours entamée en cette fin du mois de janvier par M. Noureddine Bedoui ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, intervient à un moment où la wilaya de Béjaïa qui donne l’impression d’un éternel chantier, s’apprête à enclencher une parfaite mue dans son développement local, qui appelle à un accompagnement effectif de la part des pouvoirs publics. 
Deux journées pleines au programme chargé qui l’ont mené d’Est en Ouest de la wilaya pour s’enquérir de nombreux projets dans différents secteurs d’activités, dont il a eu a en inaugurer certains et en lancer d’autres et promis également d’intervenir pour les rehausser par des enveloppes et programmes complémentaires. Entamée tôt le matin, la visite a prit pour premier cap ce qu’il convient de désigner par le projet de «la nouvelle ville à Ighzer Ouzarif», dans la commune d’Oued Ghir qui à l’échéance 2020 devrait probablement s’animer entièrement. Sur place M. Bedoui a procédé à la pose de la première pierre au projet 4.200 logements de type AADL, avec une enveloppe de 3 milliards de Dinars. Il devrait s’achever en février 2020, mais qui devrait, selon les responsables du secteur, en livrer 1.000 unités à la fin de l’année et atteindre un taux de réalisation d’ensemble de 60% à cette date. Pour sa dotation en d’autres équipement sociaux, ce site connaîtra dès le mois de février prochain, l’entame de la réalisation d’un ensemble lycée, CEM et 5 écoles primaires. Pour sa part, le ministre a promis d’intervenir pour l’octroi d’une enveloppe de 17 milliards de Dinars qui serviront aux aménagements des lieux en VRD, accès… L’autre promesse de M. Bedoui est de pourvoir la wilaya d’un programme complémentaire en matière d’habitat rural, et à la demande de l’édile de la ville, il a promis par ailleurs de doter la commune par une sûreté urbaine. La visite s’est poursuivie vers El Kseur et Il Maten où il a déposé la première pierre à une zone industrielle de 87 hectares et qui devrait être opérationnelle dans 20 mois. Dans son orientation, le ministre a insisté sur le fait de réduire les délais de réalisation et par ailleurs fidéliser les activités retenues pour cette zone, et en faire sa priorité l’offre de toutes les facilitations aux jeunes universitaires pour la création de leurs entreprises. A Akbou, l’autre destination de la délégation les a conduit à la zone industrielle de Taharacht pour visiter les usines de deux opérateurs économiques privés réputés tant sur la place qu’à l’échelle nationale, Il s’agit de la laiterie Soummam et Général Emballage. Le ministre a eu à inaugurer deux nouvelles entités et des extensions judicieuses faisant offices de nouvelles unités. Il a réaffirmé en outre toute la disponibilité de l’Etat à soutenir et accompagner tous les projets d’investissements pour peu qu’ils soient créateurs d’emplois au profit de la jeunesse. La délégation s’est dirigé vers le Sahel et vers les hauteurs de la ville de Tizi N’Berber où le ministre a inauguré le nouveau siège de l’Assemblée populaire communale dans une ambiance festive et des remises de cadeaux à d’anciens élus et travailleurs de la municipalité, Souk El Tenine qui devait clore la visite de ce jour qui a été réservée à la mise en service du serveur de gaz naturel pour la ville côtière. La visite devrait se poursuivre et aura à couvrir pour son second jour la ville de Béjaïa. Le ministre aura a visiter le centre biométrique de l’APC, le centre d’imagerie du CHU Khellil Amrane et procéder à sa baptisation, visiter le parc Gouraya, poser la première au nouveau siège l’APW, visiter le chantier de l’hôtel Azemmour, un édifice en litige dont la construction est reprise par une entreprise algéro-saoudienne. La visite devrait s’achever avec une rencontre avec le mouvement de la société civile qui lui exposera les préoccupations de la rue et des besoins de la société. Il sera probablement question aussi bien du gel de nombreux projets structurants tels le CHU, le stade, la plate-forme pétrolière, le dédoublement de la voie ferrée… que la question épineuse de l’heure et de la paralysie des lycées par la grève illimitée du Cnapeste.