3 ans de prison ferme pour les casseurs

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On cassait et on dévalisait impunément jusqu’à ce que la police intervienne et arrête en flagrant délit 13 manifestants.

Les casseurs et les vandales du showrom Condor situé au centre-ville de Béjaïa, en janvier 2017, ont été condamnés avant-hier par le tribunal criminel dans une affaire examinée dans le cadre du programme de session criminelle. Les 13 auteurs d’actes de vandalisme et de vol, déjà en détention depuis leur arrestation, ont écopé de peines de trois ans de prison, dont deux fermes. Le procureur de la République avait requis une peine d’emprisonnement de 15 années ferme.
Les faits remontent au 2 janvier dernier, dans le sillage des émeutes qui ont éclaté dans la ville de Béjaïa. C’était le jour de psychose qui rappelle à bien des égards les journées mouvementées du printemps noir d’avril 2001. Alors que la situation était assez calme ce matin là du 2 janvier et que les citoyens vaquaient normalement à leurs occupations, la situation a vite dégénéré pour prendre une tournure que d’aucuns ne souhaitaient.
Le mouvement de grève, qui n’a été que très peu suivi dans la matinée, a vite pris de l’ampleur.
Le saccage et l’incendie d’un bus d’Etub, l’Entreprise publique de transport de voyageurs aux environs du quartier Ihadadden et la marche initiée spontanément à partir du même endroit se sont ajoutés aux autres mauvaises nouvelles parvenant de la vallée de la Soummam et la côte est de la wilaya pour finir par contraindre à la fermeture les commerçants les plus récalcitrants.
Alors que la ville se vidait de plus en plus de ses occupants, les marcheurs s’approchaient du siège de la wilaya pour donner lieu aux premiers affrontements aux environs de midi. A l’autre bout de la ville, d’autres manifestants s’en prennent aux locaux du showroom Condor. On cassait et on dévalisait impunément jusqu’à ce que la police intervienne et arrête en flagrant délit 13 manifestants, tous en procession d’appareils électroménagers volés dans le magasin.