BENI MAOUCHE La 15e fête de la figue sèche s’ouvre aujourd’hui

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BENI MAOUCHE La 15e fête de la figue sèche s’ouvre aujourd’hui
Un label qui peine à s’exporter

C’est aujourd’hui, jeudi, que s’ouvre la 15ème édition de la Fête de la figue sèche de Béni Maouche, au marché hebdomadaire du chef-lieu communal.

Un label qui peine à s’exporter
Quelque 150 exposants, issus de vingt et une (21) communes, dont 11 de Bejaia et 10 de Sétif, prendront part à cette manifestation, avons-nous appris de M. Omar Bekkouche, secrétaire général de l’association des figuiculteurs de la commune de Béni Maouche. Cette manifestation, selon les organisateurs, « se veut un espace d’échange et de commerce réunissant les producteurs, les mandataires, les intervenants institutionnels et les chercheurs du domaine». C’est la première manifestation après la labellisation (Indication géographique) de cette figue intervenue le 22 septembre 2016 (Voir JO N°72 du 13/12/2016). Il est à souligner que cette labellisation exprime une attestation d’excellence du produit et un engagement collectif à promouvoir la filière et à renforcer les différents segments de sa chaîne de valeur. C’est dans ce cadre que l’entreprise «GE» a conduit, dans le cadre d’un mémoire de fin de licence professionnelle en Emballage de l’Université de Béjaïa, et en concertation avec l’Association des figuiculteurs de Béni-Maouche, une étude fixant des préconisations en matière d’emballage, de conditionnement et de transport de la figue sèche de Béni-Maouche. Celle-ci traduit en termes opérationnels les caractéristiques techniques, les mentions, les inscriptions, les signes et les couleurs utilisés par le logo de l’indication géographique (IG) et met en relief les qualités de ce produit. «GE participe à la journée inaugurale de la Fête par une exposition de caisses de conditionnement et de regroupement spécialement dédiées à la figue sèche de Béni Maouche», indique le directeur de cette entreprise dans un communiqué. Après la labellisation de leur produit du terroir, les figuiculteurs de la wilaya de Béjaïa, notamment ceux de Béni Maouche, attendent toujours la mise en place d’un fonds spécial d’aide pour la filière et d’un circuit de distribution. D’ailleurs, au jour d’aujourd’hui, le produit phare de la région de Béni Maouche et des autres régions environnantes, peine à s’exporter pour mille et une raisons. «C’est la réalité. Notre produit n’est toujours pas exporté», avoue Omar Bekkouche, SG de l’association des figuiculteurs de la commune de Béni Maouche. Selon un expert dans le domaine agricole, originaire de la région, «la figue sèche de Béni Maouche ne peut, en l’état actuel, être exportée vers les marchés de l’Union européenne», car, précise-t-il, «elle ne répond pas aux normes internationales en matière notamment de packaging». Outre ce problème de packaging, la figue sèche de Béni Maouche est produite en quantités insuffisantes. L’an dernier, la production a même enregistré un léger recul par rapport à 2015, avec seulement 300 000 quintaux. Une production à peine suffisante pour couvrir les besoins du marché local. Pire que ça, les terres agricoles dédiées à la plantation des figuiers se rétrécissent comme une peau de chagrin. Pour prétendre conquérir les marchés d’outre-mer, les figuiculteurs de la région devraient porter la superficie totale des figueraies à 10 000 hectares, selon les estimations de la direction locale des services agricoles. «Il faut que les fellahs procèdent à la densification des plantations et à la modernisation de leurs méthodes et techniques de culture de la figue», préconise-t-on, précisant que les procédés actuels utilisés par les figuiculteurs sont «rudimentaires», et «semi-industriels» pour ce qui est de la transformation.