Le béton empiète sur les terres agricoles de Tazmalt !

358

Les terres agricoles dans la commune de Tazmalt sont-elles vouées à finir sous le béton ?
En tout cas, c’est le constat qui a été donné à voir sur les lieux. Ces étendues commencent vraiment à connaître un triste sort à cause de l’urbanisation galopante et du détournement de leur vocation initiale qui n’est autre que l’agriculture et ses différentes filières. La municipalité de Tazmalt était connue, par le passé, pour la qualité irréprochable de ses produits agricoles, comme l’huile d’olive, les fruits et les maraîchages. Même si l’agriculture y est encore exercée, celle-ci a, néanmoins, considérablement reculé, en cédant des terres d’une excellente qualité, détournées de leur vocation. De la localité d’Allaghane à Ichikar, le constat est le même: des fermes agricoles envahies de façon imparable par le béton et autres activités qui n’ont rien à voir avec l’agriculture. Le visiteur, qui parcourrait ces localités via la RN26 qui passe par cette localité, constaterait cette « incurie » et ce tissu urbain érigé sur des terres agricoles, où des milliers d’oliviers et autres arbres fruitiers sont déracinés pour les besoins de construction. Des villas et des habitations y poussent comme des champignons et dénaturent les lieux. Pire encore, des dépôts et des unités de fabrication de matériaux de construction (plateformes, briqueteries…) des aires de location d’engins, des entrepôts de déchets recyclables, des hangars, des ateliers de mécanique… pullulent sur ces lieux, en donnant une vue hideuse en sus d’une pollution indescriptible. Ces terres qui longent la RN26, qui passe par Allaghane, Tavlazt, Timetadhit, Tazmalt-centre et Ichikar, sont toutes louées à de tierces personnes qui y exercent les activités précitées. Les quelques poches de terres non encore envahies par le béton sont laissées en friche, à l’agonie, en attente d’être « achevées ». «C’est malheureux que de constater le sort réservé aux terres agricoles de la commune de Tazmalt qui fut jadis l’une des localités les plus en vue en matière de production agricole. Il y a malheureusement des milliers et des milliers d’oliviers qui ont été déracinés pour les différents usages. A l’exemple de la ferme « Merlot » qui a été carrément décimée vers le début des années 1990, pour être transformée en terrains constructibles. Actuellement, seule la ferme pilote Abderrahmane Mira et quelques autres fermes privées sont encore indemnes de l’avancée du béton. Et encore, elles sont en sursis. Concernant la ferme pilote Abderrahmane Mira, celle-ci attise les convoitises de certaines personnes malhonnêtes », note avec beaucoup d’amertume un citoyen de Tazmalt. A noter que cette ferme étatique, qui s’étend sur plusieurs centaines hectares, est vouée à l’abandon. N’étant protégée ni clôturée, la ferme pilote Abderrahmane Mira, un fleuron de l’oléiculture, se trouve squattée par des indus-occupants qui y ont érigé des dizaines de baraques dans la localité d’Allaghane au su et au vu de tout le monde.