CRA – Pétition de retrait de confiance au président

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Des membres élus de neuf comités communaux du croissant rouge algérien (CRA) se sont rassemblés, hier (samedi), devant le siège du comité de wilaya, réclamant le départ de son président. Ce dernier, qualifié par ses détracteurs de «pseudo-humanitaire», est accusé «d’abus d’autorité», «d’agissements irresponsables» et de «musellement» des comités communaux. Il est également reproché à M. Bouzid Belkacem, de mener une opération «illégale» d’installation de nouveaux comités communaux «à des fins électoralistes». «Nous sommes réunis ici pour dénoncer la situation de marasme qui prévaut au CRA de la wilaya de Béjaïa et la hogra exercée par son président à l’encontre des comités locaux. Il est en train de dissoudre les comités installés légalement pour les remplacer par d’autres comités illégaux, et cela pour préparer sa réélection en 2018 », nous a déclaré un membre d’un comité local du CRA. Une pétition de retrait de confiance audit président du comité de wilaya du CRA a d’ores et déjà été signée par des dizaines d’élus de comités locaux. La goutte qui a fait déborder le vase serait le recours de B. Belkacem, le 28 novembre dernier, à la force publique, pour expulser le comité communal de Béjaïa de son siège. «Le 28 novembre dernier, quelques jours à peine avant le Mawlid Ennabaoui, Bouzid Belkacem, président illégalement installé par Mme Benhabiles, présidente du Croissant Rouge Algérien, accompagné d’un huissier de justice et qui a réquisitionné la force publique, s’est déplacé au siège du comité communal de Béjaïa, sis à la cité EPLF, pour mettre en exécution une décision de justice en référé d’expulsion des élus de ce comité», a dénoncé le CRA local de Béjaïa, dans une déclaration rendue publique. Au mois de juin dernier, Bouzid Belkacem, selon les rédacteurs de cette déclaration, avait déposé une plainte en référé, au nom du comité de wilaya de Béjaïa, demandant l’expulsion des membres élus du comité local du CRA de Bejaïa du siège qu’ils occupaient, la restitution des clefs du local et du cachet rond. Les représentants des comités communaux n’arrivent pas à comprendre «comment un jugement de justice a affirmé qu’un président, élu par une assemblée générale, peut être limogé sur une simple décision d’un président de comité de wilaya». «Dans la fonction publique cela s’appelle de l’abus de pouvoir. En ce qui concerne le fonctionnement du CRA, les premiers textes auxquels nous devons nous référer sont les statuts et le règlement intérieur de l’association et la loi 12/06 sur les associations», lit-on dans la déclaration du CRA communal de Béjaïa.