EPSP de Béjaïa : Journée sur la toxicomanie

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La toxicomanie est un grave fléau qui touche toutes les couches sociales et de plus en plus de jeunes.
Il y a lieu de signaler que des produits illicites, car extrêmement néfastes, se vendent presque en plein jour sur les places publiques et à l’entrée des lycées et même des CEM. Elle détruit l’avenir des jeunes et plonge des familles entières dans un désarroi infernal. En parler, sensibiliser les jeunes et les moins jeunes sur ses dangers, vulgariser le fléau, c’est peut-être faire un pas vers la sortie de l’enfer. Dans ce sens, en collaboration avec la direction de la santé de la wilaya et la faculté de médecine de Béjaïa, et à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la toxicomanie, l’établissement public de santé de proximité (EPSP) de Béjaïa a organisé, jeudi dernier, une journée de sensibilisation sous la thématique : «Toxicomanie, parlons-en !», à l’auditorium du campus universitaire de Targa-Ouzemour. Le Dr Azibi, responsable de l’EPSP de Béjaïa indique que les spécialistes, qui devaient participer à cette journée sont des psychiatres et des psychologues. Les personnels de la santé publique et les autorités, tels les services de sécurité et de protection civile y étaient aussi conviés. Les thèmes du jour ont trait, notamment, à la manière de prendre en charge un toxicomane. La présentation du Centre intermédiaire de soins et d’addictologie (CISA) d’Ihaddaden à Béjaïa, était aussi au programme. À noter que ce centre a pour principale mission de lutter contre l’addiction à la drogue, l’alcool, au tabac mais aussi aux jeux. «L’objectif primaire de la journée est de démystifier la toxicomanie et d’offrir aux drogués, qui ont choisi de se soigner, la possibilité de les sortir de l’enfer dans lequel ils se trouvent. Il y lieu de citer que la toxicomanie s’accompagne souvent de maladies d’ordre psychiatrique et physique. Le toxicomane peut sortir de sa maladie s’il fait le choix de se soigner, comme en témoigne les résultats obtenus par l’hôpital psychiatrique de Blida», déclare le Dr Azibi.