Hocine Merzougui , maire de Béjaïa : «Le budget de la commune porté à près de 270 milliards»

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Deux jours après l’adoption du BP par les membres de l’APC, le P/APC de Béjaïa, M. Hocine Merzoug, accompagné de trois vice-présidents, à savoir M. Allaoua Mouhoubi, chargé d’économie et des finances, M. Abdenour Tafoukt, chargé d’éducation et de culture et M. Youcef Kadri, chargé des affaires sociales et des sports, a organisé, hier, une conférence de presse à l’effet d’informer l’opinion sur les recettes et les dépenses de la commune. Ainsi, après l’ouverture de la séance, le vice-président chargé de l’économie et des finances donne les détails du BP 2018, dont le montant s’élève à près de 270 milliards (2695121081,09 DA). Il s’équilibre bien sûr en recettes et en dépenses. Le conférencier précise que les dépenses de fonctionnement s’élèvent à 2 264 212 891,54 DA, soit 84% du total du budget, alors que celles réservées à l’équipement sont seulement de 440 908 189,55 DA, soit 16% du budget. L’orateur signale que comparativement aux quatre dernières années, les dépenses d’équipement ont connu une dégradation très importante puisqu’elles passent de 54% en 2015 à 16% en 2018. Mais, rassure-t-il, «cela ne signifie pas forcément que la situation est défavorable, puisqu’elle s’explique parfaitement par des options de fonctionnement nouvelles, qui sont consacrées à une enveloppe substantielle pour l’entretien des écoles par le biais de l’entreprise, vu le déficit du personnel suite au gel des recrutements, à une augmentation de l’enveloppe destinée à l’entretien de l’éclairage public y compris dans la zone rurale, à un accroissement des moyens financiers affectés aux espaces verts et à la collecte des déchets ménagers, et les crédits de fonctionnement de prestations ne sont plus limités au plafond qui permet d’éviter les marchés publics comme pratiqué par le passé». En abordant l’analyse du budget proprement dit, M. Allaoua Mouhoubi souligne que les recettes proviennent essentiellement de la fiscalité avec un montant de 2 494 679 309,83 DA, suivie de loin par les impôts pour une somme de 70 481 449,73 DA et les autres recettes dont la somme ne dépasse pas les 129 960 321,53 DA. Cette structure, fait-il remarquer, «est restée inchangée depuis toujours. Ce qui atteste que la commune n’a jamais fait l’effort d’améliorer ses ressources autres que celles qui proviennent de la fiche de calcul.» C’est-à-dire la TAP (1 917 493 218,28 DA, soit 76,86% du total des recettes), la TVA (294 394 322,55 DA, soit 11,80%), la taxe foncière (16 769 834,20 DA, soit 0,67%), l’IRG (75 794 044,02 DA, soit 3,04%) et l’IFU (190 227 891,08 DA, soit 7,63%). En fait, continue-t-il, «le volet recettes n’a jamais capté l’intérêt des élus, ni celui des responsables de la commune. Il est toujours occulté et n’a fait l’objet d’aucune analyse. La taxe foncière notamment, qui est une redevance locale, est aujourd’hui insignifiante. Il faudrait donc penser sérieusement à améliorer son rendement en relation avec la trésorerie communale en termes de moyens, à mobiliser la prise en charge du problème de l’adressage des contribuables qui fait actuellement défaut et qui explique les nombreux retours de courriers, mais aussi l’amélioration du cadre de vie qu’elle est censée financer. Reprenant le volet dépenses, M. Mouhoubi indique que les dépenses de fonctionnement sont surtout constituées de frais de personnel, puisqu’elles se situent à hauteur de 43,43%, suivies des dépenses liées aux travaux extérieurs effectués par le biais de l’entreprise qui représentent 17,63% et celles relatives à l’acquisition de denrées et de fournitures 13,02% et celles relatives aux subventions qui de 16%. Les dépenses de personnel qui sont du 98,3 milliards de centimes sont en légère diminution par rapport à 2017, en raison de la réduction des recrutements et des départs à la retraite. Pour ce qui est des dépenses d’équipement qui s’élèvent à 440 908 189,55 DA, elles sont consacrées pour financer les équipements administratifs à hauteur de 5,46% du montant global, à la voirie pour 26,54%, aux réseaux divers pour 21,54%, aux équipements scolaires pour 15,29%, aux équipements sociaux pour 1,43%, la part de l’urbanisme et habitat est de 25,19% et celle réservée aux études est de 4,55%.