Intersyndicale ; Grève nationale le 14 février

644

La grogne sociale monte. Plusieurs secteurs de la fonction publique seront de nouveau paralysés. Après la tenue de plusieurs rassemblements de protestation, qui n’ont pas eu l’écho escompté, l’Intersyndicale de la fonction publique a décidé d’aller crescendo. Réunis à Alger, les 14 syndicats autonomes de la fonction publique ont été tous unanimes à durcir le ton, en vue de faire valoir leurs revendications. L’Intersyndicale a ainsi décidé d’observer une grève nationale d’une journée le 14 février prochain. Une action qui sera appuyée par plusieurs rassemblements de protestation devant les siège de wilayas au niveau national. Il a été décidé également, lors de cette rencontre, de participer au sit-in de protestation auquel a appelé le Syndicat national des postiers, prévu le 1er février prochain devant la direction générale d’Algérie Poste, à Alger, «en signe de solidarité avec les syndicalistes licenciés». Les syndicats de différents secteurs déplorent le fait que «le gouvernement continue de faire la sourde oreille devant leurs réclamations». «Nous avons adressé des courriers aux plus hautes instances du gouvernement, mais aucune réponse ne nous est parvenue à ce jour», a déploré le porte-parole du Conseil des lycées d’Algérie (CLA). En l’absence d’une réponse de la part des autorités aux appels de l’Intersyndicale à ses différentes correspondances, cette dernière a décidé, une fois de plus, d’envoyer un courrier au président de la République ainsi qu’au Premier ministre. Lors de la même rencontre, l’Intersyndicale a encore une fois soulevé «le problème des atteintes aux libertés syndicales», citant, à titre illustratif, «la violente répression dont ont fait objet, récemment, les médecins résidents». Le porte-parole du CLA a, à cet effet, exprimé son soutien à l’action menée par les blouses blanches et fera part de «la volonté de la coalition de radicaliser ses prochains mouvements de protestation». Pour ce faire, l’Intersyndicale se réunira le 17 février prochain afin de tracer un nouveau plan d’action. «Il n’est pas question pour l’Intersyndicale de faire marche arrière. Bien au contraire, la coalition usera de tous les moyens légaux pour faire valoir ses doléances», a indiqué Idir Achour. Toutefois, la coalition des 14 syndicats de la fonction publique reste attachée à sa «plate-forme de revendications et ne compte, en aucun cas, renoncer à son action jusqu’à ce qu’il y ait réponse favorable». Ces organisations syndicales disent, par ailleurs, lutter pour «exiger l’annulation de la réforme du système de retraite et la participation des partenaires sociaux à la préparation de la nouvelle loi du travail». Les syndicats autonomes exigent, également, «la révision de la grille des salaires et l’amélioration du pouvoir d’achat de tous les travailleurs».