La lutte contre l’insalubrité ne semblent pas être une priorité pour l’APC de Béjaïa

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Triste sort que celui de la Place du 1er Novembre, ou La célébrissime ex-Place Gueydon et ses alentours .

Il s’agit là, désormais, tout comme pour l’hôtel d’Orient, d’une négligence coupable et «crime» écologico-urbanistique patents. Nous «récidivons» et continuerons à le faire tant que le scandaleux et non moins dangereux abandon perdurera ! il est question de sécurité (structures menacées comme c’est le cas surtout pour l’hôtel d’Orient !), d’esthétique, de prestige et de… dignité vis-à-vis des visiteurs «étrangers» (notamment les anciens Bougiotes Français d’Algérie…)

Incontestablement unique en son genre sur l’ensemble du territoire national et l’une des rarissimes places, de par le monde, surplombant un port, une baie et donnant sur ce merveilleux horizon immédiat qu’est la bleutée chaîne des Babors ainsi que les plages et autres criques de la côte est, ce « vaste balcon » qu’est la Place du 1er Novembre que les citoyens, bédjaouis ou d’ailleurs, s’obstinent à appeler «Place Gueydon» ne fait l’objet d’aucun entretien, et ce depuis assez longtemps déjà, amplement et scandaleusement négligé, livré à lui-même, à un incivisme débridé, aux ravages insidieux des intempéries et de la vétusté.

Un site enchanteur à elle seule, que cette place, fierté des autochtones de la capitale des Hammadites, première curiosité touristique que les hôtes de Béjaïa s’empressent de visiter pour se retrouver quasiment envoûtés, accoudés à la balustrade qui constitue le fond de la place et contemplant l’une des plus magnifiques cartes postales géantes et vivantes du pays, au moins.

Mais hélas ! A la base et tout le long de cette même balustrade et de part et d’autre de celle-ci, vase, crasse, toutes sortes de détritus et immondices, frais ou solidifiés, fossilisés narguent le regard de l’esthète et donnent, surtout, aux «Pieds Noirs» en pèlerinage à Béjaïa, l’occasion d’esquisser un sourire ô combien éloquent (…). Partout, également, sur presque toute l’étendue de la place, des «boursouflures», des carreaux brisés ou arrachés, plein de saleté…

En un mot, un spectacle désolant et des plus tristes, l’imposante et admirable architecture de style napoléonien de la Banque de l’Algérie qui s’y trouve ainsi que l’ex-Alhambra, cette salle de cinéma fort originale (rebaptisée «Le Révolution» juste après l’indépendance) du fait que son entrée ressemble à une bouche de métro car la salle se situant… sous la place étant loin de compenser les dégâts écologiques et autres dégradations physiques.

Cette place, ce joyau de l’urbanisme mériterait à elle seule non seulement un entretien régulier, le remplacement de l’ancien carrelage par un autre flambant neuf et plus raffiné, mais aussi un gardiennage assuré par au moins deux employés (très sérieux et assidus) de la commune.

Les alentours immédiats de la place, trottoirs, voie publique s’enfoncent également chaque jour davantage dans un état de dégradation ahurissant, qui donne envie de pleurer, franchement…
Ulcéré, nauséeux, triste et angoissé est l’enfant de la ville quand il se retrouve devant cette «catastrophe», reine de la laideur entretenue qu’est l’ex-fabuleux Hôtel d’Orient ! C’est le même sort pour la rue Larbi Ben M’hidi, ex-rue Trézel haute… Quel gâchis, messieurs les élus de l’APC…
Mais s’il n’y avait que ça ! Ne faudrait-il pas en appeler (SOS) à l’intervention du ministère de l’Aménagement du territoire et à celui de l’Intérieur ?