Oued Ghir – Le maire interpelle le wali

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L’unique polyclinique de la commune d’Oued Ghir, sise au chef-lieu communal, se trouve dans une situation «amère et alarmante», selon le maire de la municipalité, en l’occurrence Yacine Ramdani.

Ce dernier vient de saisir le wali de Béjaïa Mohamed Hattab pour solliciter son intervention urgente en vue de remédier aux multiples «lacunes et défaillances» dont souffre cette structure sanitaire en proie à une dégradation très avancée. «La population dénonce les mauvaises prestations médicales prodiguées au niveau de cette polyclinique, lesquelles sont le résultat de plusieurs manquements et déficits avérés», a affirmé l’édile communal. Parmi les carences et insuffisances soulevées par le P/APC d’Oued Ghir, il y a lieu de souligner un manque flagrant dans le personnel médical et administratif, notamment en médecins spécialistes, infirmiers, assistants et agents de l’administration. À cela s’ajoute, déplore-t-on, un déficit cruel en agents de nettoiement. Concernant les moyens matériels, le premier magistrat de la commune d’Oued Ghir se plaint du fait que cette structure sanitaire est sous-équipée. Il citera particulièrement l’absence d’une ambulance et les pénuries récurrentes en produits médicaux et des ustensiles de traitement médical au niveau de cette polyclinique. Toutes ces défaillances expliquent, à elles seules, pourquoi la polyclinique d’Oued Ghir n’assure pas un service des urgences H 24. Par ailleurs, le maire de l’ancienne commune de la «Réunion» a soulevé avec acuité «l’état déplorable» dans lequel se trouve le service de dépistage et suivi scolaire, et celui de la maternité. En plus de leur dégradation, ces deux services sont dépourvus des équipements appropriés. «Il y a un problème d’humidité dans les salles d’attente et le couloir de la polyclinique qu’il faut traiter. La structure a besoin d’une opération de rénovation. La peinture s’est dégradée, les chaises sont détériorées, le carrelage est très ancien et les lampes néon sont altérées», s’est-on indigné. Le même constat amer est fait également de la situation des toilettes de cette polyclinique. «Les sanitaires ne répondent pas aux normes d’hygiène et de sécurité. Les chasses d’eau y sont endommagées et elles ne sont pas pourvues en savon et sèche-main», a-t-on regretté. En somme, cette polyclinique qui accueille les malades dans des conditions déplorables est loin de répondre aux attentes et aspirations de la population locale. Le personnel qui y exerce souffre également de cette situation lamentable. «Il faut absolument remédier à ces défaillances pour assurer une bonne prestation aux patients», a-t-on exigé. Par ailleurs, il faut reconnaitre qu’avec une seule polyclinique pour une population de 30 000 habitants, la couverture sanitaire dans la commune d’Oued Ghir reste amplement insuffisante.