Sidi-Aïch Il était coté à pas plus de 250 DA

L’ail plane à 1400 DA le kilo

1218

L’envolée globale des produits de large consommation continue de défrayer la chronique sur le marché de Béjaïa.

Cependant, si certains articles ont vu leur prix doubler, celui de l’ail dépasse tout entendement à telle enseigne que les consommateurs ont oublié son odeur légendaire. Les prix de l´ail frôlent la barre des 1400 DA le kilo sur les étals de certains marchés. Il est au summum de sa gloire. Cette hausse vertigineuse a surpris plus d’un au niveau des différents marchés répartis à travers le territoire de la wilaya de Bgayet. Pour beaucoup d’habitants comme ceux du reste du pays, l’ail est un aliment incontournable des tables tels que l’oignon et la pomme de terre. Mais il est peu probable que les ménages aient recours à ce condiment dont le prix a en effet bondi. C’est très cher maintenant. Et le prix continue de grimper. «Ça coûtait 250 dinars par kilo les mois précédents avant que son prix ne prenne l’ascenseur. Je ne peux pas me permettre d’en acheter. Je n’ai jamais vu des prix aussi élevés pour l’ail au cours de ces dernières années», affirme un père de famille rencontré au marché hebdomadaire de Sidi-Aïch qui se tient tous les mercredis. Nombreux sont les gens qui nous ont avancé que le marché est livré à une frénésie spéculative qui n’est pas près de s’estomper. Les prix ont choqué l´imaginaire des petites bourses qui ne savent plus où donner de la tête. Au demeurant, les explications vont bon train. Cette flambée est due à l´interdiction d´importer ce produit à partir de la Chine. Globalement, la tendance des prix sur le marché de détail des produits alimentaires de large consommation va crescendo. Le cas de l’ail, dont les prix moyens ont enregistré une très forte hausse, est édifiant. Cette plante liliacée potagère aux multiples vertus a déserté les champs depuis belle lurette. Les producteurs ont quitté cette filière laissant aux importateurs le soin de l’introduire à partir de quelques pays étrangers. Il s’agit de la Chine qui couvre 70 % des besoins du marché mondial, de la Corée du Sud, de l’Espagne, de la Russie, de l’Inde et de l’Égypte. Et pourtant, il fut un temps où l’ail produit localement n’avait rien à envier à celui importé, principalement de Chine. «Jadis, les effluves de l’ail embaumaient les souks et les cuisines. Celui importé de Chine ne paye pas de mine. Il est loin de rivaliser avec notre produit local, frais et parfumé», regrette Saadi, mandataire de son état.