La ville de Béjaïa sera-t-elle un jour propre?

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Douceur sur les marchés, calme dans la rue, intense activité de développement, la première décade du mois sacré incite à l’espoir d’un été prometteur.
C onnu pour être le mois de la flambée des prix et de la paresse, le Ramadhan a été cette année différent de tous les autres. Clément et calme sur les marchés, le mois sacré a été, du moins durant sa première décade, une période de pleine activité à Béjaïa. Le développement local a été sensiblement boosté notamment au niveau du chef-lieu de la commune. Diverses opérations ont été initiées par-ci, par-là par la collectivité locale et la wilaya, qui comme un seul homme, ont fait de ce mois sacré une période d’activité intense, appuyée par une médiatisation tout aussi intense à travers les réseaux sociaux.
Passée la fièvre électorale, les élus de l’Assemblée populaire communale de Béjaïa, se sont réinvestis dans la tâche qui leur a été confiée depuis bientôt cinq années. Il s’agit, explique le maire de Béjaïa «de lancer de nombreuses opérations inscrites pour améliorer le cadre de vie des citoyens, nous avons beaucoup insisté sur l’aménagement urbain et le revêtement des artères, obstruées par diverses interventions d’autres institutions». Ce regain d’activité, trouve aussi sa raison d’être dans le souci de préparer la capitale de Yemma Gouraya pour accueillir les estivants dans de meilleures conditions. «L’an dernier, les visiteurs de Béjaïa ont constaté une ville en pleins travaux, certes nécessaires, mais inopportuns, engendrant des désagréments que nous essayons à présent d’éliminer», ajoute le maire de Béjaïa qui fait part d’une décision importante en matière de collecte des ordures ménagères. Après l’échec de l’entreprise avec le club 92, il a eu une autre proposition qui s’articule sur la création d’un EPIC, mais en attendant et devant l’urgence de la situation «trois entreprises privées incessamment seront opérationnelles avec cette particularité de procéder au quotidien au balayage des trottoirs en plus de la collecte des ordures», précise-t-il invitant les citoyens à plus de rigueur dans le respect des horaires de dépôt des ordures dans les niches des quartiers.
Béjaïa s’est illuminée. Ces édifices publics, historiques et culturels brillent de toutes les couleurs. Le plan lumière décidé lors d’un conseil de wilaya, vient d’être concrétisé par la collectivité locale. C’est dire toute la parfaite coordination entre la commune et la wilaya. Il en est de même pour le plan vert, qui mobilise le mouvement associatif de la ville. Les associations se sont en effet, singularisées par une série d’activités citoyennes qui ont redonné l’aspect d’autant à certains endroits mythiques de la ville de Béjaïa, comme l’escalier Shangai, la place El Qods pour ne citer que ceux-là. Dans la soirée d’avant-hier, la commune de Béjaïa, qui a marqué son soutien par la mise à disposition des volontaires de moyens matériels, a jugé utile de réunir pas moins de cinq associations pour les récompenser et les encourager afin de stimuler une concurrence au biveau de toute la commune. N’est-ce pas le début de la démocratie participative.
Au plan wilaya, le chef de l’exécutif, Mohamed Hattab, était hier dans la daïra de Sidi Aich. Le terrain lui sied à merveille. Quelques mois après son installation, le tour de la wilaya est presque achevé pour laisser place à un diagnostic qui impose des solutions. En attendant, des mesures sont prises régulièrement à travers toute la wilaya où un constat d’échec ou d’insuffisances est relevé.
Hier dans la daïra de Sidi Aich, le wali a visité au chef-lieu le projet des 840 logements au niveau de la zone de Remila, le lycée de remplacement à Sidi Aïch, le nouveau siège de l’APC et celui de la daïra avec résidence et le stade communal de la ville.
Dans la commune voisine de Sidi Ayad, le chef de l’exécutif a procédé à la pose de la première pierre de la construction d’une agence postale et d’une salle de soins à Hammam.
A El Flaye, les projets de construction salle de sport et du nouveau du siège de l’APC ont été inspectés. A Tinebdar, le glissement de terrain au niveau du CW173, les 40 logements LPL ont été visités par le wali qui a procédé à la mise en service du nouveau siège APC. La dernière commune visitée était Tifra, où le projet des 100 logements, celui de la station thermale, de l’auberge de jeunes ont fait l’objet d’inspection avant que le wali ne mette en service une aire de jeux à Hammam Sillal.
La clémence du marché, l’intense activité des autorités et l’ambiance nocturne qui prend forme pour atteindre sa vitesse de croisière sans doute après l’examen du bac font de Béjaïa, une ville débarrassée des traditionnels conflits liés à la pratique jeûne, mais aussi l’animation nocturne attendue par les uns et décriée par les autres.